Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 22:33

Et maintenant je fais quoi ? Cette question maintes et maintes fois posée...Combien de temps encore va t'il falloir attendre avant que l'on me propose une réponse ? 

 

Difficile d'exercer, en tant qu'aide soignant ,dans une structure médico-social accueillant des personnes souffrant de troubles auxquels ma formation ne m'a pas préparé. Souffrances plus psychologique que somatique.

Maux de la vie,maux de la rue...

Exclus, marginaux, toxicos, femmes battues, anciens détenus, cancéreux, diabétiques, borderlines, schizophrène, troubles du comportement...n'en jeter plus, ma cour est pleine. Pleine de détresse. Détresse de ne pouvoir aider ces gens comme ils devraient l'être.

La chaleur humaine ne remplace pas un(e) spécialiste dans la relation d'aide. Aide dont nous ne disposons pas...bien évidemment. Faute de budgets...Pas de budgets pour les miséreux, pas de budgets pour les soignants ! 

 

Mais qui se préoccupe, en haut lieu, des personnes désocialisées ? Les vannes à fric sont ouvertes l'hiver pour dégager les rues et laisser penser que les SDF dorment au chaud. Oui l'hiver il y a les moyens matériels et humains...

mais après ?

Le redoux pointe son nez, les oiseaux se remettent a gazouiller et les vannes se referment, et les rues se remplissent encore et encore.

Poudre aux yeux face à la misère, associations servant de cache misère !

 

Et que dire de ceux qui sont trimballés comme des sacs, d'hôpitaux en structure associative parce que l'hôpital n'en veut plus ? Les cas sont lourds...que les asso se débrouillent...après tout ils sont là pour ça...non ?

Nous sommes une réponse pour l'état. Oui ils ont permis la création d'associations pour s'occuper des exclus en tout genre.

Mais nous n'avons pas les moyens humains et matériels nécessaires a une prise en charge correcte. Baisse de motivation, fatigue...les équipes sont cuites. Burn out ? Difficile de bosser avec trois bâtons et deux bouts de ficelles.

 

Messieurs les politiques, le temps n'étant plus aux idées simples, pour être efficace dans le travail, il n'est pas interdit d'être intelligent...et de ne pas nous oublier.

 

Mais bon en attendant...je fais quoi ?

Par aide soignant - Publié dans : Société - Communauté : Tous Solidaire...
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:52

  Un matin de 1954, le marshal Teddy Daniels et son nouveau coéquipier, Chuck Aule, débarquent sur une île inhospita­lière au large de la Nouvelle-Angleterre. Shutter Island abrite un ancien fort de la guerre de Sécession reconverti en hôpital psychiatrique pour criminels particulièrement dangereux. Une patiente, internée après avoir noyé ses trois enfants, s'est mystérieusement évadée. Les deux enquêteurs fédéraux vont devoir affronter la méfiance des médecins, la violence d'un ouragan, mais, aussi, leurs propres démons.

 

Leonardo DiCaprio, de toutes les scènes ou presque, rend intense son personnage qui passe de la toute-puissance au doute absolu. Et Martin Scorsese se montre en très grande forme dans sa relec­ture du cinéma de genre. Le cinéaste le plus cinéphile de Hollywood se (et nous) fait plaisir en recréant l'atmosphère go­thi­que des films fantastiques des années 1940 : tempête dantesque près de la chapelle, course-poursuite dans le donjon filmée en éclairages expressionnistes.

Mais les scènes les plus fortes sont les plus oniriques : images insensées de cadavres pris dans les glaces, cauchemars où le poli­cier revoit sa femme mourir dans un incen­die. Une pluie de cendres s'abat, alors, sur le couple, avant que Dolores (Michelle Williams, bouleversante) se consume dans les bras de son mari en larmes.

Ces scènes, par leur beauté même, provoquent le malaise.

Le ton est donné dès la première image, dès la première note de contrebasse, caverneuse et brutale. La mer semble calme, mais la tempête menace déjà, dans le ciel et sous les crânes, alors que le ferry se rapproche lentement de l'île.

 

Très tôt, Scorsese laisse planer l'incertitude sur la santé mentale de tous les résidents de Shutter Island. Malades « officiels » et personnel soignant : sous les apparences d'un psychiatre soucieux du bien-être de ses ­patients, le Dr Cawley (Ben Kingsley, d'un flegme glaçant) ne cache-t-il pas un savant mégalo, prêt aux expériences les plus barbares sur le cerveau humain ? La paranoïa est constamment entretenue par la mise en scène, qui joue sur le hors-champ, l'ombre et la lumière pour stimuler l'imagination du spectateur. Où se trouve la frontière entre raison et folie ? Comment distinguer les fantasmes de la réalité ? La vérité, rappelle Scorsese, est aussi fugace et fragile qu'une flamme soufflée par le vent dans l'obscurité d'une grotte...

 

Un film exceptionnel que je placerais au même rang qu'un homme d'exception.

Par aide soignant - Publié dans : Psychiatrie - Communauté : "Psychologie interdite"
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 18:08
Le gouvernement va engager cette année un programme pour mieux prendre en charge les personnes à la rue souffrant de maladies mentales.
Une récente étude du Samu social à Paris a révélé que près d'un tiers des personnes sans domicile souffrait d'au moins un trouble psychiatrique sévère.
Un quart d'entre elles n'ont jamais recours aux soins et beaucoup se retrouvent dans des centres d'hébergement d'urgence, dépassés par ces pathologies.
Ce programme concernera notamment Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse.

Affaire à suivre.....
Par aide soignant - Publié dans : Psychiatrie - Communauté : Exclusion.
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 14:16
-Symptomatique d'un exercice pathologique du pouvoir, la torture est pratiquée dans plus de la moitié des pays du monde.

Tolérée par certains gouvernements qui feignent d'ignorer ce que fait leur police, utilisée par d'autres comme technique de répression organisée, c'est la conséquence planifiée de régimes dictatoriaux et totalitaires qui ne tolèrent ni différence, ni contradiction. Pour être "efficace", le processus de la torture doit reposer sur un groupe, une "confrérie" de tortionnaires, impliqués à différents niveaux. Le bourreau n'agit pas seul.

-Malédiction de la torture et contagion du silence.

Un sentiment pénible d'impudeur et de voyeurisme, d'identification alternative à la victime et au bourreau, s'empare de celui ou celle qui cherche a comprendre la cruauté des hommes.
Essayer de rapporter ce qu'en dit le survivant, c'est risquer de réduire sa parole et de trahir son éxperience de la souffrance. Mais garder le silence, c'est permettre à la malédiction de la torture de poursuivre l'éxilé en exil.
Car c'est là son objectif fondamental : Si elle prétend "faire parler" la torture vise essentiellement à faire taire. Dans une contagion progressive du silence, elle risque d'atteindre progressivement tous les membres du corps social..

La torture ne se réduit pas à l'agression physique, elle est un processus systématique de destruction de l'intégrité psychique, sociale et relationnelle.
La torture physique en est l'image la plus populaire mais aussi la plus réductrice.
Ce sont pourtant les séquelles "physiques" ,cicatrices de brûlures , coups et coupures, qui fondent le mythe de la preuve en matière de certification médicale, inaccessible à la preuve, la torture commence par le mépris, l'intimidation, les menaces, les accusations gratuites, l'humiliation, la mise à nu, l'absence d'hygiène, la détention au secret, sans avocat, sans médecin.... 

-Dépossession du corps et dépersonnalisation.

Le tortionnaire vise à déposséder la victime du contôle de son corps et de son entourage, en s'attaquant aux fonctions physiques :
-La pendaison par les bras pendant des heures, le "planton" ou maintien douloureux et forcé de certaines attitudes, la station debout pendant des jours....

-Sensorielle :
La "cagoule", les yeux bandés ou les éclairages aveuglants sans interruption, les bruits incessants, la promiscuité ou l'isolement, les "simulacres" d'éxection.

-Biologique : 
Privation du sommeil, de nourriture, immersion jusqu'à l'asphyxie.

-Erotique ou scatologique
Eléctricité sur les zones érogènes, ingestion forcé des urines et féces qui remplacent le goût des aliments, ou introduction d'objets dans les orifices du corps.

Il s'agit d'amener la victime à une situation de dépendance éxtreme et de dégradation psychologique et biologique massive.

L'espace, le temps, le corps, la réalité ayant été aliénés, il reste une stratégie de survie pour le sujet de préserver une continuité psychique avec celui qu'il était : la parole non dite, le secret.
C'est contre ce dernier refuge que la torrture exercera toute sa violence, toute sa cruauté.
La dépossession de la parole est la dernière étape d'un long processus d'aliénation violente.
La victime doit dire la parole attendue, celle que le tortionnaire sait.
Son corps obéit alors à la voix de l'autre, sa voix dit les mots de l'autre.
L'aveu est le point culminantde la dépossession de soi.     

(Source : Prise en charge médico-psycho-sociale des migrants/étrangers en situation précaire)

 
Par aide soignant
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 18:23

Femmes-2010-4


En écho au slogan féministe des années 70 « Ne me libère pas, je m’en charge ! », les militantes de AIDES dénoncent l’accès trop limité au préservatif féminin.
 

 Ce moyen de prévention efficace mais inexploité depuis plus de 10 ans aurait dû permettre à de nombreuses femmes d’éviter d’être touchées par une Infection sexuellement transmissible (IST) dont le VIH ! 
 
 
Néanmoins, les efforts accomplis pour démocratiser et universaliser l’accès à cet outil de prévention restent très insuffisants.
  

Doit-on laisser se poursuivre des contaminations qui pourraient être évitées ?
 

Ne rien faire pour élargir l’accès au préservatif féminin est une violation du droit à la santé des femmes.
 

=>Trop méconnu, il est absent des messages de prévention diffusés par l’Etat. 
 

=>Trop peu répandu dans le circuit commercial, il est quasi introuvable en pharmacie et absent des grandes surfaces.
 

=>Trop cher, de 2 à 3 euros l’unité, quelle femme peut aujourd’hui à ce prix être libre de se protéger comme elle le souhaite ? L’accès à la prévention ne doit être conditionné à aucune contrainte économique !
 

=> Pas d’innovation ni de diversité : comme le préservatif masculin, il faut inventer de nouveaux modèles et proposer plus de choix ! 
 

A l’occasion du 8 mars, journée des femmes, nous demandons au Ministère de la Santé de prendre ses responsabilités et de mettre en place une vraie politique visant à rendre plus accessible, moins cher et plus attractif le préservatif féminin : communiquer, casser le monopole industriel (une seule firme au monde commercialise à ce jour le préservatif féminin), contribuer au développement de nouveaux modèles.
 

Libérons le choix ! 
 

Pour que les femmes puissent maîtriser leur prévention qui repose encore trop souvent sur le bon vouloir de leurs partenaires masculins.
 

Soutenez nos revendications :

 
par votre signature sur : www.aides.org/node/340 
 

(Source AIDES)
 

Par aide soignant - Publié dans : Société - Communauté : Exclusion.
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